Dans le contexte actuel de crise sanitaire doublée d’une crise économique historique, comment se comportent les entreprises vis-à-vis de leurs fournisseurs ? Celles-ci ont-elles adopté une ligne de conduite solidaire comme les y exhorte sans relâche le Médiateur des entreprises depuis le début de la crise ?
Pour apporter des réponses objectives à ces interrogations, Sidetrade, en partenariat avec BFM Business, lance la publication du premier « Tracker sur les retards de paiement des entreprises » qui sera suivi semaine après semaine. En libre accès pour l’ensemble des décideurs du privé et des pouvoirs publics, cet outil vise à alerter les acteurs économiques quant à la nécessité de « gestes barrières » économiques essentiels, tels que l’adoption d’un comportement de paiement responsable vis-à-vis de ses fournisseurs, avec l’objectif de ne pas amplifier davantage les effets de la crise pour beaucoup d’entreprises déjà en difficulté.
Rappelons que le crédit inter-entreprises représente une source importante de financement, évaluée dans le rapport annuel de l’Observatoire des délais de paiement (publication Banque de France, 2018) à 722 milliards d’euros. Les retards de paiement constituent donc un risque majeur pour la pérennité des entreprises, notamment les PME. Conscient de ce risque majeur pour l’économie française, le gouvernement s’est saisi du sujet dès le 23 mars 2020 en convoquant le premier comité de crise sur les délais de paiement réunissant le ministère de l’Economie et des Finances et la Banque de France. Le Médiateur des entreprises et le Médiateur national du crédit ont alors indiqué avoir déjà enregistré, en deux semaines, l’équivalent de 3 mois de saisine. Bercy a déclaré que toute entreprise qui ne jouerait pas le jeu vis-à-vis de ses fournisseurs en matière de délais de paiement perdrait systématiquement la garantie de l’Etat sur l’obtention potentielle d’un crédit bancaire.
Un suivi paneuropéen de la réalité des délais de paiement inter-entreprises à l’attention des décideurs et des pouvoirs publics
Le tracker Sidetrade – BFM Business restitue, semaine après semaine, l’évolution des comportements de paiement de plus 3,7 millions d’entreprises au sein de six pays européens (France, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Belgique, Pays-Bas). Sidetrade a analysé, depuis le 1er janvier 2020, plus de 26 millions de factures totalisant 54 Mds d’euros de transactions inter-entreprises. Une étude à la mesure de l’enjeu.
Selon l’Observatoire des délais de paiement, les retards de paiement en France oscillent suivant les années autour d’une dizaine de jours, ce qui est relativement similaire à la moyenne européenne. Dans leur étude, les data scientists de Sidetrade ont donc considéré uniquement les retards de paiement supérieurs à cette moyenne, soit chaque retard supérieur à dix jours au-delà de la date d’échéance de la facture. Ils ont ensuite calculé rétroactivement, pour chaque semaine depuis le 1er janvier 2020, le rapport entre ces factures en retard et l’ensemble des factures en suspens puis déterminé une moyenne (en pourcentage) de factures impayées entre le début de l’année et le 11 mars 2020, date de la déclaration de pandémie covid-19 par l’OMS. Ce sont les écarts (en pourcentage) à cette référence moyenne que met en évidence le tracker Sidetrade-BFM Business.
Du 1er janvier au 11 mars 2020, le tracker Sidetrade – BFM Business affiche une relative stabilité des retards de paiement se situant autour de 20% pour l’ensemble des pays analysés. Les faibles variations sur cette période d’avant pandémie sont principalement dues aux cadences de facturation et aux processus de règlement des entreprises (début de mois, fin de mois, décade…). Sur la période 1er janvier au 11 mars 2020, a été calculé la moyenne du taux d’impayés, qualifiée de moyenne habituelle. Celle-ci permet de comparer le taux d’impayés à une date donnée avec cette moyenne d’avant la période de pandémie.
Sans surprise, à compter du 11 mars 2020, les retards de paiement s’envolent littéralement dans les pays les plus touchés par la crise sanitaire pour atteindre une croissance des factures impayées explosives par rapport à la moyenne habituelle. En comparaison avec cette moyenne de référence propre à chaque pays, le montant des retards de paiement s’envole ainsi de +80% en Italie, +56% en France, +52% en Espagne ou encore +44% en Belgique. Ce tracker confirme une situation économique explosive pour beaucoup d’entreprises, fortement corrélée à l’évolution de l’épidémie covid-19.
Zoom sur la situation en France
75 Mds d’euros d’impact sur la trésorerie des entreprises subissant les retards de paiement
Du 1er janvier au 11 mars 2020, la moyenne des factures impayées avec plus de 10 jours de retard se situait sur une moyenne autour de 19,25% en France.
A compter du 11 mars 2020, la courbe des factures impayées en France affiche une dégradation exponentielle pour atteindre 30% au 13 avril 2020, soit une croissance de +56%.
En extrapolant ces chiffres constatés au 13 avril 2020 -portant sur plus de 11,3 Mds de crédit inter-entreprises dont 3,4 Mds d’euros de factures impayées – à l’ensemble du crédit inter-entreprises en France (700 Mds d’euros), le montant total de ces impayés serait, au 13 avril 2020, de 210 Mds d’euros (30% de factures impayées) là où ces mêmes retards se situaient habituellement autour de 135 Mds d’euros, soit un impact de 75 Mds d’euros de trésorerie en moins pour les entreprises subissant ces retards de paiement.
Le tracker Sidetrade – BFM Business est à suivre chaque semaine sur https://invoice-tracker.sidetrade.com, sur la chaîne BFM Business ainsi que sur https://bfmbusiness.bfmtv.com.
Sidetrade aide les PME dans la bataille des délais de paiement avec une offre gratuite, CashControl.
Le ministère de l’Economie et la Banque de France ont annoncé lundi 23 mars 2020 la mise en place d’un comité de crise sur les délais de paiement, qui se dégradent avec la chute d’activité économique générée par le coronavirus. Rattaché à ce comité, Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises au ministère de l’Économie et des Finances, est revenu, dans une intervention sur France Info du 26 mars, sur les enjeux de la maîtrise du crédit interentreprises et constatait une « flambée » sans précédent de plaintes pour non-respect des délais de paiement avec comme premières victimes les PME et TPE.
Allongement du crédit inter-entreprises, incapacité à poster ou à réceptionner factures et courriers de relance, débiteurs injoignables dû aux mesures de confinement, désorganisation d’équipes peu habituées au travail à distance, perte de contrôle sur leurs arriérés… La trésorerie des entreprises est sous haute tension, et au premier chef celle des PME.
Devant l’urgence de la situation et des enjeux économiques associés, Sidetrade, au côté d’entreprises de la French Tech, s’associe au vaste mouvement de solidarité citoyenne et se mobilise pour soutenir les PME. L’éditeur de logiciel a décidé de mettre gratuitement à la disposition des PME une offre spéciale, « CashControl », reposant sur la puissance de son Intelligence Artificielle pour contrôler et sécuriser leur cash.
Olivier Novasque, PDG de Sidetrade, explique :
« Les pouvoirs publics ont raison de placer les payeurs, en particulier les grandes entreprises, devant leurs responsabilités. Après s’être focalisées sur leur capacité à assurer la continuité de leurs activités vis-à-vis de leurs clients, de nombreuses sociétés vont jouer leur survie dans les semaines à venir en tentant de se faire payer par ces mêmes clients. Nous nous devions d’agir à leur côté en cette période inédite en leur mettant à disposition notre technologie d’IA. »
Sidetrade a adapté sa technologie d’Intelligence Artificielle dédiée aux grands comptes pour l’offrir aux PME. Accessible en ligne, la solution CashControl est ouverte gratuitement jusqu’au 30 juin 2020 à toutes les entreprises dont le chiffre d’affaires est compris entre 8 M€ et 500 M€. Inédit : l’offre inclut l’envoi dématérialisé et en illimité de lettres de relance interactives aux débiteurs, la mise à disposition d’échéanciers de paiement automatiques et collaboratifs pour gérer les cas difficiles, le tout appuyé par la puissance d’algorithmes de machine learning.
Cet effort s’inscrit dans la nécessité, pour les PME, de maîtriser le crédit-interentreprises en numérisant leur processus de recouvrement de bout en bout. A travers la solution CashControl, l’Intelligence Artificielle de Sidetrade, Aimie, adapte en permanence les stratégies de relance en fonction de l’évolution des comportements de chaque payeur, et en exécutant -sans intervention humaine- certaines actions de relance dématérialisée.
Avec son offre CashControl, Sidetrade espère donner une arme supplémentaire aux PME/PMI face à la guerre économique qui s’annonce.
Continuité d’activité opérationnelle assurée par une organisation 100% Cloud
Dès le 13 mars 2020 -par mesure de précaution pour les employés- 100% des effectifs de Sidetrade étaient pleinement opérationnels en télétravail dans tous les pays où la société est présente. Depuis des années, Sidetrade a fait le choix de mettre son système d’information dans le cloud avec des applications métiers accessibles à distance pour tous ses collaborateurs.
Initié il y a 24 mois -dans le cadre de l’obtention de la certification ISO 270001 portant sur la sécurisation de l’ensemble des opérations- le plan de continuité des activités de Sidetrade avait été renforcé et mis à jour régulièrement. A ce titre, la société a pu s’appuyer sur l’ensemble des technologies numériques et processus mis en œuvre pour protéger la santé de ses employés et garantir la poursuite de ses activités pendant la pandémie de Covid-19.
Face à cette crise sans précédent, la robustesse du modèle 100% SaaS de Sidetrade devrait générer des revenus en croissance sur l’exercice 2020
Dans un contexte d’incertitude sans précédent, Sidetrade a d’ores et déjà finalisé la modélisation de plusieurs scénarios budgétaires afin de tester sa solidité financière face aux impacts de la pandémie Covid-19. Eu égard à la violence et à l’ampleur de la crise à date, Sidetrade privilégie des hypothèses extrêmement conservatrices de ralentissement de l’activité commerciale afin de simuler un scénario de type « crash test » et d’ajuster ses investissements en conséquence. Dans ce modèle, la direction de Sidetrade retient les hypothèses suivantes pour l’exercice en cours :
- Réduction drastique de 67% en moyenne de la production de nouveaux contrats d’abonnement (nouveaux clients) sur les neuf premiers mois de l’exercice 2020 par rapport aux objectifs budgétaires
- Retour progressif à la normale sur les nouvelles prises de commande envisagé uniquement à compter du quatrième trimestre 2020, lequel n’a historiquement que peu d’impact sur le chiffre d’affaires de l’exercice en cours compte tenu fait de la reconnaissance du revenu des abonnements au prorata temporis
Au-delà de ce scénario, l’éditeur de logiciel 100% SaaS s’appuie plus que jamais sur la robustesse de son modèle par abonnement pour traverser la crise :
- 89% de ses revenus sont récurrents et basés sur des contrats pluriannuels (41,4 mois en moyenne).
- Le record de prises de commande réalisé en 2019 (+88% avec 4,8 M€ de revenus annuels récurrents signés en 2019) aura un impact significatif sur la croissance des revenus de l’exercice 2020.
- Le Taux de Churn historiquement bas en 2019 (3,9%) devrait perdurer sur 2020 dans un contexte où la collecte du cash et la gestion des délais de paiement constituera un enjeu vital pour toutes les entreprises du BtoB.
En conséquence, et en dépit du scénario noir retenu, la direction de Sidetrade est confiante dans sa capacité à afficher des revenus en croissance sur l’exercice 2020.
Ajustement des investissements prévus afin d’envisager un exercice bénéficiaire
Du côté des dépenses, Sidetrade a pris la décision -à date- d’ajuster significativement à la baisse l’accélération de ses investissements prévus sur 2020 en prenant les mesures suivantes à effet immédiat :
- L’ensemble des recrutements budgétés sont gelés jusqu’en juin 2020.
- L’ouverture des Etats-Unis est reportée au 1er septembre 2020.
- L’ensemble des dépenses non prioritaires a été revisité à la baisse jusqu’au 30 juin 2020.
Ces mesures, d’ores et déjà en vigueur, permettront de dégager plus de 3M€ d’économies par rapport aux dépenses initialement budgétées sur l’exercice 2020.
Ces dispositions pourront être revues et renforcées en cas de besoin.
En conséquence, et toujours dans l’hypothèse du scénario noir retenu, la direction de Sidetrade est confiante dans sa capacité à afficher un Résultat d’Exploitation positif sur l’exercice 2020.
Sur le plan de la trésorerie, Sidetrade affiche une structure financière solide.
En date du 23 mars 2020, la société disposait d’une trésorerie de 5,3 M€ ainsi que l’équivalent de 5,9 M€ en actions auto-détenues. De plus, Sidetrade a un endettement quasi nul et pourrait bénéficier -en cas de besoin- des mesures gouvernementales d’accès facilité à la dette bancaire.
En commentant cette publication, Olivier Novasque, président-directeur général de Sidetrade, a déclaré :
« Comme toutes les entreprises, nous sommes aujourd’hui confrontés à deux guerres en simultané. La première, prioritaire, se joue évidemment sur le plan sanitaire. Grâce à une organisation 100% cloud, nous avons été en mesure très rapidement de protéger nos collaborateurs tout en leur permettant d’assurer la continuité de l’intégralité de nos opérations. La deuxième, sur le plan économique, nous a conduit à envisager différents scenarii. A date, nous avons pris la décision d’envisager un scénario catastrophe afin d’ajuster nos investissements en conséquence. Au cours de ces vingt dernières années, nous n’avons eu de cesse de construire cette entreprise sur des base solides. Malgré l’impact et l’incertitude de cette crise sans précédent, la solidité de notre modèle SaaS devrait nous permettre de réaliser un exercice 2020 alliant croissance et rentabilité, ce qui serait déjà une grande victoire pour Sidetrade. En parallèle, nous préparons activement le rebond car le sujet du cash et les délais de paiement va devenir un enjeu crucial pour toutes les entreprises dans les semaines et mois à venir. »